Un an à Kyoto - Ichi nen Kyôto de

Tokyo, premier jour

19:54, 8/04/2007 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
1er mars, premier jour à Tokyo (東京).
Après peu de sommeil dans le bus de nuit, j'arrive vers 7h du matin à Tokyo. A travers la fenêtre je vois un paysage complètement différent de mon Kyoto habituel : des immeubles immenses, des publicités de 20*20m, des autoroutes à plusieurs niveaux, etc.
Mais c'est une fois arrivé que je me rends compte que Tokyo doit être vachement grand, que je ne connais rien de cette ville et que je n'ai pas de guide... Bien joué, Kevin... Tu veux jouer à l'aventurier mais t'es comme un *** maintenant... Bah, c'est pas grave, j'attends qu'une librairie ouvre pour m'acheter le Lonely Planet de Tokyo. Heure d'ouverture de la librairie : 11h. Bien joué... Bon j'ai quatre heures à tuer. J'en profite pour me balader dans le quartier autour de la gare qui, comme je l'apprendrai une fois le guide acheté, s'appelle Marunouchi. Il contient d'immenses buildings et surtout est principalement composé de banques. J'ai beaucoup de chance, il fait un temps magnifique. Au final, j'aurai de la chance côté temps dans ce voyage : il a fait toujours beau, sauf le soir du dernier jour quand j'allais repartir, où il a plu.




Voilà une ville comme je les aime.

 Je prend un café dans un café du quatier, puis je me remets en route.

Avec les panneaux, j'apprends que le palais impérial est de l'autre côté de la gare, je vais y faire un tour. Je ne suis pas immédiatement rentré, il ouvrait plus tard dans la matinée. Et oui, à force de se lever vers 10h, on oublie que rien n'est ouvert avant 8-9h.

Finalement, en marchant autour de la gare, en buvant encore un café, en admirant tous les immeubles de styles différents mais tous modernes, 11h arrive, et je peux aller acheter mon guide dans la librairie. J'en profite pour acheter aussi un petit bouquin qui m'intéressait depuis un moment : Le Livre des Cinq Anneaux, ou The Book of the Five Rings, écrit par le célèbre guerrier Miyamoto Musashi. Je vous conseille d'ailleurs ce livre, très intéressant. Mais on y reviendra plus tard. Tiens, pourquoi pas en faire un article.

Première chose à voir dans le guide : le plan, la géographie générale, puis ce qu'il y a à voir. Première remarque : Tokyo est divisée en plusieurs gros quartiers connus, chacun possédant ses caractéristiques. On trouve ainsi Marunouchi, avec ses banques, Ginza avec toutes ses boutiques de marques, Akihabara avec son atmosphère otaku (plein de mangas, animes, jeux vidéos, objets électroniques) et son activité nocturne, Tsukiji et son port, où chaque matin on peut trouver les sushis les plus frais du monde (à peine le poisson est sorti de l'eau qu'il est déjà tranché et mis sur du riz), Asakusa et ses deux fameux temples : Asakusa-jinja et Sensô-ji (le seul quartier avec vraiment une atmosphère traditionnelle), Ueno avec un autre temple connu et surtout la fameuse université de Tokyo, Roppongi et toutes ses communautés étrangères, Shinjuku avec beaucoup de boutiques, qui est apparemment un quartier pas très sûr la nuit quand on est tout seul..., Harajuku avec ses cosplayers (cosplay vient de costume play, qui se réfère à l'art de se vêtir exactement comme ses personnages de mangas favoris), Omote-sandô et Aoyama pour leurs boutiques aux architectures ultra-modernes, Shibuya pour sa vie nocturne et son carrefour noir de monde, mais aussi Ebisu, Meguro, Ikebukuro, Odaiba.... Inutile de vous préciser que j'ai visité tous ceux dont j'ai détaillé les caractéristiques. A vrai dire, je pense que ce sont les quartiers les plus intéressants de la ville. Au moins, on peut choisir ce que l'on veut visiter en fonction de ce que l'on aime.

Après avoir un peu réfléchi, j'ai quasiment planifié mes trois prochains jours en fonction de ce que je voulais absolument voir, ce qui m'intéressait, et ce qu'il faut apparemment voir à Tokyo. Le check-in à mon ryokan (auberge tradionnelle japonaise) n'est pas avant 17h, j'ai le temps. Je décide de voir le palais impérial, Ginza, et ensuite vers 15h me diriger vers Asakusa, où se trouve mon ryokan, y laisser mon sac et aller visiter les deux temples de ce quartier.

Le palais impérial a surtout de grands jardins, dans lesquels fleurissaient encore les ume à cette époque. Les bâtiments ne sont cependant pas exceptionnels je trouve. Ce qui est marrant, c'est de voir le contraste entre ce palais et les buildings dans le même quartier.



Ensuite, je pars pour Ginza. Il y a plusieurs endroits que je veux voir, comme certaines boutiques connues ou le building Sony, où ils présentent comme un musée leurs produits, innovations et projets.



Sur le chemin, je croise Godzilla. L'original.



Et je me retrouve dans Ginza. Plein de boutiques du genre Hermès, Bretling, Porsche Design, Chanel, tout ça quoi. Sympa. On trouve aussi, en plein milieu, un sanctuaire minuscule, perdu entre deux buildings de chaque côté. Les immeubles ont même été construits au-dessus.
Le building Sony est incroyable. Plein d'objets de fou, comme des énormes plasmas HD avec une qualité d'image que je n'ai jamais vue avant, des images de jeux superbes, des lecteurs MP3 de partout, des portables, même des vêtements. On y trouve aussi leurs derniers écouteurs à annulation du son environnant. J'ai essayé, on n'entend pas un avion décoller à côté. Véridique. Sony a même sa propre rue, longeant l'immeuble.



Ensuite, direction Asakusa et mon ryokan. Bon là, à pied ça va faire loin. Je prends donc le métro. Pas de surprise, le métro est comme en France, hyper compliqué mais hyper pratique.

J'arrive à mon ryokan, je peux même faire le check-in en avance. Cool !  J'en profite pour me laver un peu (bah oui après une nuit dans un bus et une journée à marcher, y'avait besoin) et pour laisser mes affaires. Je me dirige ensuite vers le Asakusa-jinja. Ce temple est connu pour sa lanterne énorme et la pagode à cinq étages, superbe.








Puis je vais dormir pas mal tôt, le bus plus la marche (j'essairai de calculer quelle distance j'ai parcouru à pied pendant ces cinq jours... plusieurs dizaines de kilomètres c'est sûr, mais vu à quel point Tokyo est intéressante, on ne les sent pas ).

Premier jour prometteur, j'adore déjà cette ville. Tout y est plus grand, plus extravagant. Ca fait une différence très agréable avec Kyoto.


Tokyo, le départ

18:53, 8/04/2007 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Le 28 février, me voici sur le chemin de la gare pour prendre le bus de nuit vers Tokyo, où j'ai décidé de passer cinq jours. C'est le moyen le moins cher d'y aller, mais c'est pas vraiment le plus confortable.
C'est la première ville autre que Kyoto que je vais visiter, j'ai hâte de voir cette ville apparemment survoltée.

Une petite photo prise sur le chemin de la gare :




Ume

18:46, 8/04/2007 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Après un petit moment d'absence sur ce blog, me revoilà !!!!  Nous nous sommes arrêtés fin février. A cette période, les fleurs de prunier sont en fleur, ce qui promet de belles sorties sous des arbres blancs, rose, rouges, même violets.
Je suis donc allé au Kitano Tenman-gû, temple connu pour ses innombrables pruniers. Le symbole de ce temple est d'ailleurs une fleur de prunier (ou ume en japonais, d'où le titre de l'article). J'y suis même allé deux fois.
Le spectacle y est superbe : des centaines d'arbres en fleur avec toutes les nuances de rouge et de rose jusqu'au blanc voire jaune dans l'enceinte d'un temple traditionnel.

Pour vous donner une idée de la scène, voici quelques photos :





Bah oui, des arbres en fleur, on va pas les voir tout seul... Voici Sakura, une amie nippo-brésilienne. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire la blague : "T'es une intruse ici, une Sakura parmi les ume" (Sakura est le nom des fleurs de cerisiers, si célèbres ici).


L'écriture du japonais

12:27, 11/03/2007 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Voici un article pour exposer brièvement certains aspects de l'écriture du japonais (il sera impossible d'être exhaustif, donc pardonnez-moi s'il y a des oublis). En effet, de par sa nature, l'écriture japonaise possède des propriétés ou aspects qui n'existent pas dans nos langues occidentales avec leurs alphabets particuliers.

Pour commencer, il faut savoir que le japonais s'écrit avec trois types de caractères : les hiraganas, les katakanas et les kanjis. Les deux premiers termes se réfèrent à des syllabaires, unicaméraux et diacritiques, le dernier à des milliers de caractères importés de Chine il y a plusieurs siècles.

Commençons par les hiraganas et katakanas. Ces syllabaires sont faits pour couvrir l'ensemble des sons de la langue japonaise. On peut dire écrire tous les mots de la langue avec ces syllabaires (notez qu'on ne peut pas à proprement parler d'alphabet, car les caractères n'ont pas la même valeur phonétique).  C'est pour cela qu'ils font partie de ce que l'on apprend en premier...
Tous ces caractères ont été inventés par dérivation de kanjis. Au début, les hiraganas étaient réservés aux femmes (ils étaient auparavant appelés onnade, qui veut dire main de femme), tandis que les hommes employaient les kanjis et katakanas. Aujourd'hui, les hiraganas sont utilisés en équilibre avec les kanjis et les katakanas servent à écrire les mots étrangers. On dit qu'un texte est joli non seulement par le fond mais aussi par la forme lorsque les kanjis et les hiraganas forment un équilibre harmonieux.

Voici ces deux syllabaires :

       A     I     U     E     O          A     I     U     E     O

       あ   い    う     え   お          ア    イ    ウ   エ   オ
K    か   き    く     け    こ          カ   キ    ク    ケ    コ
S     さ    し   す    せ    そ         サ   シ    ス    セ    ソ
T     た   ち   つ    て    と          タ    チ    ツ    テ    ト
N    な   に   ぬ    ね    の         ナ   ニ    ヌ    ネ    ノ
H    は   ひ   ふ    へ    ほ        ハ    ヒ    フ    ヘ    ホ
M   ま    み    む   め    も         マ    ミ    ム    メ     モ
Y    や           ゆ           よ         ヤ          ユ             ヨ
R     ら    り    る    れ    ろ         ラ    リ    ル    レ     ロ
W    わ                         を         ワ                          ヲ
      ん                                      ン

Pour savoir comment prononcer ces caractères, prenez la consonne (ou le Y) à gauche, et ajoutez la voyelle au dessus après. Par exemple, な et ナ se prononcent "na", て et テ se prononcent "te", et ainsi de suite. Le 'a', le 'i' et le 'o' se prononcent comme en français, le 'e' se prononce 'é' et le 'u' se prononce quelque part entre le 'ou', le 'u', et le 'eu', et est souvent chuinté. Le 'H' est prononcé, en expirant de l'air comme en anglais. Le 'R' est entre les 'r' et 'l' français. Le dernier caractère en bas est 'n', il est en quelque sorte une nasalisation.
Certains caractères ont une prononciation spéciale : on ne dit pas "si" mais "shi", "ti" devient "tchi", "tu" se dit "tsu", "hu" devient "fu", et "wo" se prononce "o", L'écriture en rômaji (alphabet latin) suit cette règle : consonne + voyelle.

D'autres sons sont disponibles en rajoutant les diacritiques " et ° au dessus et à droite de certains caractères. Les règles sont les suivantes :

K + " = G   H + " = B
S + " = Z    H + ° = P
T + " = D

Donc par exemple, が et ガ se prononcent "ga", ぴ et ピ se disent "pi", et ど et ド sont "do".
Encore d'autres sons peuvent être trouvés en utilisant des versions miniatures de や, ゆ, よ et つ. Un petit "tsu" double la consonne qui le suit. Par exemple, pour écrire la version japonaise du mot anglais "happy", on utilisera ces caractères : ハッピ. Le "p" reste en suspens pendant un petit moment. Les petits "ya", "yu" et "yo" servent à écrire des syllabes comme "sha", "byo", "chu", des diphtongues. Ces trois-là s'écrivent par exemple しゃ, びょ et ちゅ.
Pour prolonger une voyelle (ce qui se fait souvent et est important pour distinguer certains mots), on ajoute une deuxième voyelle pour les hiraganas (sauf pour le "o", auquel on ajoute un "u"), et un trait horizontal pour les katakanas.

Exemples :
une voiture : "kuruma" : くるま
une seconde : "byô" ou "byou" : びょう
merci : "arigatô" ou "arigatou" : ありがとう
bonjour : "konnichiwa" : こんにちは (petite exception : le は est écrit "wa" en rômaji)
bonne nuit : "oyasuminasai" : おやすみなさい
bonjour (le matin) : "ohayôgozaimasu" ou "ohayougozaimasu" : おはようございます
bienvenue (dit par le personnel d'un magasin) : "irasshaimase" : いらっしゃいませ


Un dernier détail : chaque caractère se prononce avec la même durée. Ca donne un rythme assez monotone, mais assez facile à prendre. Avec ce principe, prononcer によ soit "niyo" prendra deux fois plus de temps que にょ, "nyo". Maintenant, vous pouvez lire mon nom en japonais : キイニョン ケビン, et mon pseudo きらん.
Les sons étrangers doivent s'adapter aux sonorités assez limitées du japonais. Le "V" par exemple manque... Remarquez par quoi on le remplace.


Maintenant, les kanjis. Vraiment la partie la plus compliquée de l'écriture. Il en existe 2000 basiques, que tout étudiant doit connaître à la fin du lycée (et qui sont nécessaires pour lire le journal...), plus d'autres spécifiques à certains domaines.
Mais puisque l'on peut tout écrire avec les syllabaires, pourquoi les kanjis existent-ils, me direz-vous (ou pas). Les kanjis ne représentent pas que des sons, ils ont aussi une signification. Chaque kanji possède une ou plusieurs prononciations (le plus souvent 2 ou 3) et un sens. C'est en cela qu'ils sont intéressants, et ce sont surtout les kanjis qui possèdent des caractéristiques étranges pour nous. Ils sont en plus plus rapides à lire, car leur forme certes compliquée est surtout unique pour chaque kanji, et elle évoque immédiatement un son ou une signification.

De là viennent plusieurs phénomènes intéressants. Puisque les kanjis sont tous différents et doivent être appris sur une longue période de temps et surtout qu'on ne peut pas tous les connaître à moins d'être un expert, il arrive de tomber sur des mots que l'on ne peut pas lire. Cela nous paraît bizarre à nous qui sommes habitués à pouvoir lire tous les mots grâce à notre alphabet. Il m'arrive même de tomber sur des mots que je ne peux pas lire ou dire, mais dont je connais le sens. A y réfléchir, c'est assez bizarre. Il y a aussi des mots que l'on peut lire et dire, mais pas écrire en kanjis. Et cela arrive à tous les Japonais. Par exemple, quand on apprend le japonais, on a souvent plus de kanjis que l'on sait lire que de kanjis que l'on sait écrire. Perso, à ce stade, je dois savoir en lire 450 mais écrire 350...

C'est surtout ici que je voulais en venir avec cet article : en français on peut lire des mots sans en connaitre le sens, en japonais on peut ne pas savoir lire des mots que l'on connaît. C'est ce genre de différence que je trouve vraiment intéressante, et qui provient directement du système d'écriture. Mais un détour par les bases me paraissait utile et intéressant.

Encore une autre chose étrange : la calligraphie. Le style le plus pur et le plus difficile de la calligraphie consiste à écrire une version très simplifiée des kanjis. La beauté des courbes et la simplicité des traits (l'esthéticité si on veut) priment avant tout. Mais puisque tout est simplifié, il est impossible de lire ce qui est écrit. Les seules personnes pouvant lire ce genre d'écriture sont celles qui savent l'écrire... Je trouve cela vraiment étrange, mais passionnant.


Examen

01:42, 25/02/2007 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Et oui, mes examens ont eu lieu début février. Enfin, mes examens, je n'en ai eu que deux, un de japonais (trop simple) et un d'Interaction Visuelle (trop difficile). Parmi les trois matières que j'ai prises au premier semestre, à savoir Vision par Ordinateur, Traitement de la Voix et Interaction Visuelle, seul la dernière se conclut par un examen. Les deux autres sont notées avec des rapports ou présentations rendues ou effectuées au cours du semestre. Ce qui m'a pas mal rassuré...

Donc heureusement, le texte était disponible en anglais et je pouvais composer en anglais. Sauvé. Mais c'est pas pour ça que le cours existait en version anglaise, il a fallu tout traduire. Sympa, mais long.

Donc bon cet examen a été pas trop mal passé je pense, je crois avoir sécurisé la moyenne. On verra bien. L'examen de japonais ne compte pas pour ma scolarité, j'aurais même pu ne pas y aller, donc pas de stress. Je vous tiens au courant.


Setsubun

01:33, 25/02/2007 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Nous sommes le  3 février. Aujourd'hui a lieu une cérémonie appelée Setsubun; qui littérallement signifie séparation des saisons. Selon l'ancien calendrier lunaire, c'est aujourd'hui le début du printemps. Alors un 3 février, par une température vers les 5°, on peut se demander comment ils peuvent y voir le printemps... En fait, c'est en fonction de la nature, certains arbres ne vont pas tarder à fleurir, les températures à remonter un peu... Donc pour les Japonais, le printemps commence, et comme ils sont très sensibles aux saisons (et surtout celle-là), on organise deux jours de festivités.

Durant ces deux jours peuvent être vus des gens avec des masques de démon, car on est censé les exorciser à ce moment-là.
Sur une des rues qui longent l'université et menant au Yoshida-jinja, des dizaines de temples se sont montés, pour vendre de la nourriture, ou pour offrir des jeux, un peu comme les fêtes foraines. Et dans ce temple, ce soir vers 23h, a lieu un gigantesque feu pour célébrer le Setsubun.

Avec Jérôme, Betty et une de ses amies japonaises rencontrée aujourd'hui, on a décidé d'aller voir de quoi ça a l'air. D'autres voulaient aller jouer à la Wii dans une salle de jeux... On les rejoindra après

On peut aussi s'y faire "bénir", comme sur les photos ci-dessous :



On y reçoit une flèche dorée, je n'en connais pas la signification.

Et voilà ce qui va brûler : un énorme tas de papier, bois et carton, de quatre mètres de haut pour huit mètres de diamètre. Le public est placé à distance...



Le tas de combustible est ensuite "béni" et allumé.



Au passage, juste pour montrer que ces festivités sont populaires, voyez le monde qu'il y a... On était aux premières loges



Et voilà ce que ça donne... Heureusement que trois équipes de pompiers étaient là pour veiller à que ça ne s'écroule pas, tout ça. On recevait des douches à cause de ça de temps en temps .



Il a fait chaud... Les douches des lances d'incendie ont finalement été agréablement rafraîchissantes. Quelle idée de se mettre juste devant le feu aussi

Après, on a un peu déambulé parmi les stands. On a vu ce jeu qu'on voit parfois dans les mangas, qui consiste à attraper des petits poissons rouges avec un disque de papier entouré de métal. Le papier mouillé de détruisant assez vite, c'est assez périlleux. Mais on a croisé des petits pros, dont un qui en a attrapé une trentaine... On a aussi vu le rêve de tout enfant (et le mien aussi) : une fontaine de chocolat... On a acheté des fraises, on les a enrobées de chocolat de la fontaine... Trop trop bon.



Et pour finir, une image de l'horloge de l'université (bah oui c'est à côté, si vous avez suivi ) avec un lampadaire de l'ancien temps.


 

Toshi-ya, Sanjûsan gen-dô

21:10, 24/02/2007 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Le 8 janvier a eu lieu un évènement appelé Toshi-ya, qui veut littérallement dire : la flèche de l'année.
Cet évènement rassemble des centaines d'archers, principalement des jeunes (archers = pratiquants du kyû-dô, le tir à l'arc japonais avec de très longs arcs). Le but est d'atteindre une cible d'un mètre de diamètre placée à 60 mètres de distance, ce qui correspond à la longueur du hall du Sanjûsan gen-dô, le temple où cet évènement a lieu (à l'extérieur, évidemment). Cet exercice est plus difficile qu'il n'y paraît, peu d'archers arrivaient à mettre ne serait-ce qu'une seule flèche dans la cible, sur les deux qui leur sont données. Cette cérémonie date de l'époque Edo, et a lieu toute la journée.

Le but de cet évènements est d'enseigner aux jeunes (tous avaient à peu près le même âge, dans les vingt ans) que la vie adulte requiert patience et maîtrise de soi. Pas mal comme leçon.

Pour cette occasion, chaque archer revêt une tenue spéciale. Pour les filles, un furisode comme ceux pour la Seijinshiki, expliquée un peu avant ; pour les garçons, un kimono spécial, avec un seul bras des fois. Quand je pense au froid qu'il a fait ce jour-là, avec un peu de pluie froide, je me demande comment ils faisaient.

Un peu de photos pour se représenter la scène :

Les tenues féminines :



Les cibles et tenues masculines, remarquez la manière de bander l'arc, singulière à cet art martial, et les kimonos orange et rose




Ensuite, quelques mots sur le Sanjûsan gendô. Construit en 1164 pour une demande de l'empereur Go-Shirakawa. Il a brûlé complètement en 1249 et a été reconstruit très fidèlement en 1266. Sanjûsan, vous pouvez maintenant le reconnaître, veut dire trente-trois. C'est le nombre de baies présentes entre les piliers de ce temple tout en longueur. Mais l'attraction principale de ce temple sont les 1001 statues de Kannon, la déesse bouddhiste de la pitié. Il y a une statue géante au centre du temple, éflanquée de cinq cents statues plus petites de chaque côté. Les statues, si on compte, n'ont pas mille bras (faudrait y aller, pour en sculpter mille...), mais quarante. Celà vient du fait que selon la croyance bouddhiste, chaque bras sauve vingt-cinq mondes. Et devant elles, 28 statues de divinités gardiennes, avec des poses différentes à chaque fois.

Tout cela est vraiment magnifiques, les 1000 statues réparties en 15 rangs, les 28 gardiens avec des attitudes expressives... Wow.

Quelques photos : l'extérieur, puis les statues.







Reprise

21:08, 24/02/2007 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Ok, après un petit moment sans nouvelles, reprenons le voyage là où nous l'avons laissé, c'est-à-dire début janvier.

Noms japonais

02:51, 25/01/2007 .. 7 commentaire(s) .. Lien Permanent
Un petit post pour parler des noms japonais, aux consonnances étranges dans nos contrées.
Souvent, les noms japonais ont une signification, parce qu'ils s'écrivent en kanjis, qui eux-mêmes ont une signification. Voici une liste des morceaux de noms qu'on peut trouver, leur signification et des exemples. Vous pouvez vous amuser à fabriquer votre propre nom

Naka (中) : dans, à l'intérieur de.
Mura (村) : village                       => Nakamura : le village du milieu, le village central
Shima ou jima (島) : île
Taka (高) : haut                          => Takashima : une haute île, Takamura : un village en hauteur
Ta ou Da (田) : rizière                 => Tanaka : dans la rizière, Takada : une rizière en hauteur
Kawa ou gawa (川) : rivière        => Kawashima : l'île à la rivière
Hiro (広) : large, vaste, ou fertile  => Hiroshima : la grande île
Ishi (石) : pierre                           => Ishida : la rizière avec des pierres
Yama (山) : montagne                 => Yamada : la rizière sur la montagne, Takayama : une haute montagne
Moto (本) : racine                       => Yamamoto : le pied de la montagne
Shita (下) : en dessous de            => Yamashita : sous la montagne
Kô (小) : petit                             => Kôjima : petite île
Ki (木) : arbre                             => Kimura : un village boisé
Matsu (松) : pin                           => Matsuyama : la montagne aux pins, Matsushita : sous les pins

Si vous en avez en tête dont vous ne connaissez pas le sens, demandez-moi

Passons aux prénoms. Intéressants aussi.
Beaucoup sont formés en mettant le kanji 子 qui signifie "enfant" à la fin, en le prononçant "ko" pour les filles et "shi" pour les garçons.
Exemples : Asako ("enfant du matin"), Aiko ("enfant d'amour"), Akiko ("enfant d'automne"), Tomoko ("enfant sage"), etc pour les filles ou Tsuyoshi ("enfant fort"), Kiyoshi ("enfant pur"), Hiroshi ("enfant généreux") etc pour les garçons.

Après, on trouve plusieurs radicaux récurrents :
-rô (朗) : fils                                                     => Katsuro : fils victorieux
Ichi (一) : un (premier)                                      => Ichirô : premier fils
Ji (次) : deux (deuxième)                                   => Jirô : deuxième fils
Dai (大) : grand, important                                => Daisuke : grande aide
Mi (美) : beauté                                                => Kimiko : enfant éternellement beau

ou d'autres noms connus : Hikaru (lumineux), Hideki (honneur et plaisir), Aya (coloré), Haruka (lointain, distant), Izumi (fontaine, source), Kaoru (parfum), Kenshin (modeste vérité), Megumi (bénédiction), Mizuki (jolie lune), Sakura (fleur de cerisier), etc.


C'est joli, nan? Poétique souvent. Vous pouvez vous amuser à vous trouver un nom et/ou prénom japonais, je pourrais vous dire comment il s'écrit en kanjis.

Examen central

01:59, 25/01/2007 .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
Dimanche dernier était l'un des jours où a eu lieu l'examen central japonais. Alors qu'est-ce que cet examen central?

Au Japon, le système d'études supérieures est assez simple, il n'y a pas d'école, d'IUT, de facs, tout ça, il n'y a que des universités ("daigaku" : "dai" pour "grand, important", et "gaku" pour "études"). Une fois le lycée terminé, les jeunes japonais souhaitent donc intégrer une université, et surtout la meilleure possible (la réputation de l'école est hyper importante dans la société, des études dans une bonne université imposent tout de suite beaucoup de respect...). Pour entrer dans l'université de leurs rêves (la première est Todai (Tokyo Daigaku, soit Université de Tokyo), la seconde est Kyodai (Kyoto Daigaku, soit Université de Kyoto, la mienne)), ils doivent passer un concours à l'échelle nationale : pendant plusieurs jours, tous les lycéens japonais en terminale planchent sur le même concours.

On voit ça de temps en temps dans les mangas genre Death Note ou Love Hina. De grandes salles avec plein de lycéens stressés qui ont bossé comme des fous et rêvent d'intégrer l'université de Tokyo...

Ils ont auparavant, pendant leur dernière année de lycée, des concours blancs, officiels ou non, qui leur donnent une idée de la possibilité d'acceptation dans telle ou telle université.


Achats

20:58, 8/01/2007 .. 3 commentaire(s) .. Lien Permanent
Aujourd'hui, j'avais du temps (erreur de ma part, je pensais aller à un cours de calligraphie assez long alors que ça n'était qu'une expo...). Je me suis baladé dans des rues commerciales, commandé le tampon dont j'ai parlé juste avant, acheté quelques mangas (en japonais, bien sûr, je ne peux pas les lire correctement, mais ça permet d'apprendre assez vite) ; je possède donc maintenant les premiers tomes de Naruto, Bleach, Hikaru no Go et Death Note. Oui, uniquement les premiers volumes, on verra la suite plus tard. D'ailleurs, si certains n'ont pas encore lu ou vu Death Note, je le recommande fortement, et vous comprendrez mon avatar MSN du moment.

J'ai été dans une boutique avec plein de trucs qui concernent la calligraphie... J'ai envie d'y dépenser des milles et des cents (en yens, ça fait des cent mille et des dix mille ).

Et j'ai trouvé des chaussettes qui déchirent, un style que je connais pas en France : des chaussettes-gants, c'est-à-dire avec les orteils séparés. Depuis que j'ai vu ça au début de mon séjour je me suis dit qu'il m'en fallait, c'est chose faite. Regardez ça, c'est pas mignon? Mes grands pieds deviennent intéressants pour autre chose que pour leur taille





Keylan

20:49, 8/01/2007 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Bon ce sont de vieilles nouvelles, mais j'ai trouvé un moyen d'écrire mon pseudo en kanjis, histoire d'avoir une signature qui le fait, et que ça me donne un nom japonais.

Keylan peut se prononcer en japonais Kiran. Il y a des milliers de manières (plein de kanjis, donc encore plus de combinaisons) de l'écrire, mais mes potes japonais du labo de recherche ont trouvé une écriture super :

輝蘭

Le premier caractère signifie "briller, scintiller" (en anglais, "bright, twinkle"), et le deuxième "orchidée", mais c'est pas la manière habituelle d'écrire orchidée. En fait, ce qui a poussé le choix de ce kanji, c'est que quand les Japonais veulent écrire "France" (furansu) en kanji, ils utilisent ce kanji pour la partie "ran". Je trouve ça super bien trouvé de leur part.

Donc maintenant, je me fais appeler Kiran ou Keylan, je signe comme ça (pour tout ce qui est informel), et je me suis même commandé un tampon (ou sceau) avec mon nom. Les tampons rouges sont beaucoup utilisés, dans tout ce qui est administratif ou personnel, donc pourquoi pas . Ca le fait, nan?


Journée des jeunes adultes - Seijinshiki

20:37, 8/01/2007 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Aujourd'hui, lundi 8 janvier, a eu lieu une cérémonie très importante dans tout le Japon : une fête en l'honneur de ceux qui vont avoir 20 ans en 2007. Avoir 20 ans ici signifie être majeur, et surtout adulte, d'où le nom de la journée.

Dans toutes les villes sont organisées des cérémonies, où des fois des cadeaux sont offerts, avec un discours du maire.

Mais l'attraction la plus importante de cette journée, principalement pour un étranger, ce sont les vêtements arborés par les jeunes Japonaises (les mecs, eux, portent presque tous un costume normal, je n'en ai croisé qu'un dans un magnifique kimono traditionnel couleur perle). Ce sont des kimonos spéciaux pour cette occasion. Plus colorés, dans les tons rouge, orange, violet ou noir, plus élaborés dans les motifs, avec des manches beaucoup plus longues. Il y a aussi en général un col en fourrure, souvent blanc, du plus bel effet. Les jeunes filles à l'honneur se distinguent en plus avec une coiffure complexe, souvent avec un accessoire dans les cheveux. Je comprends que ce soit un des jours les plus importants pour elles. En plus, c'est le seul jour de leur vie qu'elles porteront ce kimono spécial, il est réservé à ce jour. Souvent, il est donc passé de mère en fille.

J'ai eu de la chance d'en croiser beaucoup en ville, certaines ont même gentiment accepté de se faire photographier (un grand sourire, deux-trois mots de japonais de la part d'un gaijin et sans problème ). Voyez vous-même :


C'est pas magnifique? Remarquez aussi les sandales traditionnelles.



Nouvel an

20:22, 8/01/2007 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Avec un peu de retard, voici quelques éléments du déroulement d'un nouvel an japonais.

D'abord, il faut savoir qu'ici, l'importance de Noël et du 1er janvier sont en quelque sorte inversée. En effet, le Japon n'ayant pas notre culture chrétienne, Noël n'est qu'une fête importée, et n'a donc pas la valeur qu'elle a chez nous. On la passe donc en général avec ses amis, et on ne reçoit pas de cadeau. Par contre, le nouvel an est une fête familiale importante, et c'est là qu'on reçoit des cadeaux (des tunes, le plus souvent).

Je vais essayer de vous expliquer ce nouvel an sans oublier d'élément important... Pas simple.


Bon, déjà, nouvelle année signifie nouveau départ, on doit partir sur des bases saines.

Première chose à faire donc,  nettoyer les endroits de vie, en particulier la maison. Toute la famille s'y met, c'est un nettoyage de fond en comble. C'est un peu le nettoyage de printemps chez nous, sauf qu'ici c'est l'hiver. Comme d'hab', ils font rien comme les autres, ces Japonais . En fait, au départ, il était dans les croyances que les dieux descendaient sur terre au début de la nouvelle année. Le but du nettoyage de fond est de rendre la maison hospitalière pour qu'un dieu apportant joie, santé et tout ça s'y installe (je ferai un autre post sur les dieux et leur influence ici). Même si la croyance n'est plus vraiment présente, la tradition pérenne.
Mais en plus, on nettoie à fond son bureau, son labo de recherches (j'ai eu la bonne idée d'y être à ce moment-là... ), son lieu de travail quoi.

Donc ça, ça se fait juste avant le 1er janvier, genre la veille, ou deux jours avant.

Le 31 décembre, pour minuit, soit on va au temple, soit on rend la maison calme. La raison en est qu'aux temples sont sonnés 108 coups de cloche (des grosses cloches en bronze je crois). Alors, pourquoi 108? En fait, le corps est censé contenir 108 chakras, pôles de circulation des énergies corporelles. Pendant l'année, à cause du stress, de la colère, de toutes ces émotions ou états néfastes, ces chakras se bouchent, en rendent la circulation des énergies difficile. Quand un coup de cloche est sonné, et qu'on l'entend, un chakra est nettoyé, libéré. Après avoir entendu les 108 coups, on est donc complètement prêt pour une nouvelle année. C'est une purification en quelque sorte.
A la campagne, là où c'est plutôt calme, on entend de loin les cloches des temples, on peut donc rester chez soi à écouter.

Ensuite, que ce soit le soir même du 31 ou le lendemain (n'importe quand le 1er janvier en fait), on se rend au temple (si on y a été pour entendre les cloches, pas besoin d'y retourner...), pour faire la première prière de l'année. On souhaite le plus de bien possible à sa famille, ses amis et soi-même, et réussite pour toutes les entreprises de l'année (diplôme, fiançailles, mariages, trouver un boulot, tout ça) (ah m..... j'ai oublié de demander pour réussir mon diplôme...........).
Souvent, on achète aussi un papier qui dit ce qui va se passer pour soi cette année-là (un oracle). En fait, basiquement, on a soit une bonne année, soit une mauvaise année. Bon pas de panique, même si on a un papier qui annonce une mauvaise année, y'a un truc pour passer quand même une bonne année : c'est d'accrocher le papier à une branche d'un des arbres du temple, ou à un des fils qui sont faits pour ça.


Ce soir-là, j'ai été avec Jérôme (un pote français trop fort) et sa copine, et Felix (un pote allemand) et sa copine. Celle que je voulais inviter ce soir-là était chez sa famille à la campagne..... Enfin bref on a été à un des plus grands temples de Kyoto, le Heian-jingu (ça se trouve j'en ai déjà parlé). Déjà, faut savoir que comme Kyoto est réputée pour ses temples, des gens de tout le Japon y viennent pour le 31 décembre (n'essayez même pas de réserver un hôtel pour cette période), alors je vous laisse imaginer le monde qu'il y avait dans un de ses plus grands temples. Regardez par vous-même :



Heureusement, on était dans les premiers, on a pu prier assez vite (même si on n'y croit pas, on veut le faire, je sais pas pourquoi), et on est rentrés aussi assez vite (il faisait super froid, et on n'entendait pas la cloche avec tout le bruit).

On a quand même acheté un de ces papiers oracles. Si vous regardez le mien, vous verrez une croix dans un carré sans côté du haut. Ca veut dire pas de chance..... Donc j'ai été l'accrocher sur un des fils prévus pour ça.




Je suis prêt à passer une super année !!!!!       Et je vous en souhaite également une excellente, qui réalisera tous vos voeux de réussite et de chance.


Chiffres

21:12, 27/12/2006 .. 3 commentaire(s) .. Lien Permanent
Allez, petite leçon de japonais, les chiffres :

1 : ichi :
2 : ni :
3 : san :
4 : shi ou yon :
5 : go :
6 : roku :
7 : shichi ou nana :
8 : hachi :
9 : kyû :
10 : jyû :
100 : hyaku :
1000 : sen :
10000 : man :
100000000 : oku :

En Europe, on a une base en 10^3, donc on compte dix, cent, mille puis dix mille, cent mille et un million, etc.
Au Japon, la base est en 10^4, donc on compte dix (jyû), cent (hyaku), mille (sen), dix mille (man) puis dix dix mille (jyû man) soit cent mille, cent dix mille (hyaku man) soit un million, mille dix mille (sen man) soit cent millions, et cent millions (oku), etc.

Pour former un nombre, on l'écrit dans l'ordre normal, en précisant la place du chiffre dans le nombre à chaque fois.
    Par exemple :      435 s'écrira yon hyaku san jyû go ou 四百三十五
(oui, il n'y a pas de vingt, trente, quarante, tout ça, mais comme en Europe on dit cent, deux cents, trois cents, ici on dit aussi dix, deux dix, trois dix, quatre dix, etc.)
                               8530314 s'écrira happyaku go jyû san man san byaku jyû yon ou 八百五十三万三百十四

En effet, il y a quelques exceptions : devant hyaku, sen, man ou oku, pour 4 et 7 on met obligatoirement respectivement yon et nana. De plus, on ne dit pas san hyaku mais san byaku, comme on dira san zen au lieu de san sen, roppyaku à la place de roku hyaku, happyaku pour hachi hyaku, hassen au lieu de hachi sen.

Pour éviter d'avoir à écrire en kanjis, la notation arabe est quand même largement utilisée, surtout que pour réaliser des opérations avec la notation en kanjis... Donc pas de souci pour comprendre les chiffres ici, c'est souvent pareil


Noël

17:43, 24/12/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Joyeux Noël !!

Merry Christmas !!

Frohe Weinachten !!

メリークリスマス !!



Onsens et rotenburôs

17:29, 24/12/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Une des choses à ne pas manquer au Japon : les sources chaudes et les bains chauds qu'on en tire, que l'on appelle onsen. Les onsens extérieurs sont appelés rotenburô. C'est un vrai plaisir. L'eau qui est utilisée est une eau de source, chargée en minéraux, et ce genre de bain est très bon pour la santé, la circulation, etc.

Voilà comment ça se passe au onsen : après avoir payé, on va dans la salle de change, d'où on ne sort en ne portant qu'une serviette (se mettre nu devant des inconnus, ça fait bizarre quand on n'est pas naturiste). Ensuite, on se lave. Et oui, on se lave pour aller prendre un bain . En fait, pour prendre le bain chaud dans le bassin commun, on évite d'y entrer sale... Donc en général on s'assoit sur des petits tabourets en bois devant un mur avec un miroir, du savon et une douche, et un petit baquet en bois pour se renverser l'eau sur la tête. J'ai adoré faire ça après l'avoir vu dans les mangas . Et ensuite, on peut entrer dans le bassin. Et là, c'est trop fort. Super agréable.



Perso, j'ai testé un rotenburô (j'ai été invité à un endroit super chic super cher, comment refuser? ), et ça déchire de pouvoir prendre un bain super chaud en plein air. En fait, prendre un bain à poil seul dans une eau super chaude en regardant les étoiles....... C'est fantastique, j'ai adoré... Imaginez en plus prendre un bain comme ça avec un paysage enneigé ou voire mieux, avec la neige qui tombe... A la première occasion, je teste aussi !!!

Bref, à essayer absolument, je recommende plus que fortement. Seb (et Thierry, si tu te décides à venir ), je vous y emmène absolument.


Différences France-Japon en vrac

17:11, 24/12/2006 .. 6 commentaire(s) .. Lien Permanent
Voilà quelques différences qui peuvent permettre de mieux s'adapter ici, ou de comprendre les mangas  :

_ Au Japon on ne sert pas la main, ce n'est pas dans les coutumes, donc on salue plutôt. Certains Japonais, en face d'un caucasien, vont vouloir serrer la main, mais ils ne savent pas faire en général. Et on échange les cartes de visite.

_ Beaucoup de femmes, même avec beaucoup d'années d'études, préfèreront rester femmes au foyer une fois mariées, ce qui entraîne le point suivant :

_ On fait les courses tous les jours, en n'achetant que de la nourriture pour 24h. Les produits qu'on peut acheter dans les supermarchés sont donc vendus en petite quantité, voire même au détail, comme les yaourts ou les briques de lait par exemple. (La mention de paquets de 12 ou 16 yaourts en France à une mère de famille japonaise provoque une réaction d'étonnement assez marrante )

_ Pour pouvoir acheter un peu n'importe quand ses denrées, il existe plusieurs chaînes de supermarchés ouverts 24h/24, 7j/7 comme Seven Eleven, Fresco, Lawson, Family Mart, etc.
C'est super pratique quand on rentre à 2h du mat' et qu'on a un creux. D'ailleurs, on appelle ces magasins combinis, nom qui vient de l'anglais "convenience store".

_ On conduit à gauche, et pas super bien...

_ Il est bien vu de faire beaucoup de bruit en aspirant ses pâtes (ça fait bizarre, après des années de "Arrête de faire du bruit" de s'entendre dire "Pourquoi tu fais pas de bruit??"... )

_ Il est malpoli de se moucher en public (au pire, il faut s'excuser avant), par contre renifler super fort n'est pas mal vu (ça aussi ça fait bizarre au début...)

_ Quand je me fais payer pour mes cours, des fois on me donne l'argent dans une enveloppe et apparemment ça se fait pas mal, on est pudiques pour l'argent ici

_ Par contre, on n'est pas pudique physiquement, les onsens (bains chauds publics) ou rotenburôs (même chose mais à l'extérieur, trop bien, j'ai essayé, y'aura un article là-dessus) se prennent nu avec les autres personnes (certains sont même mixtes...)

_ Les voitures sont bien sûr pour la plupart de marques japonaises (Honda, Mazda (à prononcer Matsuda si vous voulez avoir la classe), Nissan, Mitsubishi (je ne savais pas ça, mais Hyundai est coréen, et il n'y en a pas beaucoup ici)), mais on croise aussi des voitures étrangères, dont 70% sont françaises, comme des Peugeot (beaucoup de 206...), Renault, et j'ai même vu une Citroën !! Après, on trouve des Audi, Porsche, Ferrari, j'ai vu une Lamborghini... On se demande pourquoi ils ont ça, leurs autoroutes sont limitées à 100 km/h avec pas mal de contrôles... Ici on préfère la boîte automatique (yurk), et on trouve pas mal de néons (j'en ai même vu sur une moto...............). Il y a beaucoup de petites voitures carrées toutes bizarres, un style qui ne marcherait pas du tout en France (photos à venir).

_ Dans les maisons ou les laboratoires de recherches comme le mien, on fait le grand ménage une fois par an, pour la nouvelle année, j'expliquerai pourquoi dans un article spécial nouvel an.

_ Les rues sont bien cleans, ça change...

_ Certaines choses sont les mêmes partout dans le pays, comme les trains (tous le même intérieur, le même aspect (du moins pour les trains locaux)), les passages à niveau (exactement ce qu'on voit dans les mangas, avec les barrières noires et jaunes, les lumières rouge-orange cligotantes et le ding-ding-ding si reconnaissable), les sonneries de collèges et lycées, les poteaux électriques tous compliqués comme on a déjà pu le voir, les bus, tout ça. C'est pour ça qu'on les reconnaît depuis les mangas, ce sont des choses communes partout. En France ou ailleurs, il serait impossible de prendre un train ou un passage à niveau qui représente tous les trains ou passages à niveaux du pays...

_ On passe Noël avec les amis mais le Nouvel An avec la famille (ils ont décidément tout faux ces Jap ).

_ On croit qu'en France tout le monde est chrétien.....

_ On connait très bien le Mont St Michel et c'est une destination très prisée des Japonais.

_ On ne redouble jamais de classe, mais on n'est saute jamais non plus... Ca c'est bizarre... Les bons s'ennuient et ceux avec des difficultés sont complètement largués.

_ Pour entrer dans une université, on passe un examen général avec tous les nouveaux "bacheliers" du pays et en fonction du classement et de ses envies, on trouve son université. Les deux universités les plus côtées sont Todai (Tokyo Daigaku, soit l'université de Kyoto), et Kyodai, mon université. Mentionner que l'on étudie dans une de ces universités provoque toujours une réaction, parce qu'en général, ça sous-entend intelligence et bon salaire plus tard... Deux choses importantes pour les Japonais...

_ La coutume "Le mec d'abord" existe encore, et se remarque tous les jours.

_ Les jeunes Japonais paraissent encore plus jeunes (à 30, beaucoup en font moins de 25, à 20 on leur en donne 16-17), et les vieux paraissent encore plus vieux.

_ Pour la pilosité (surtout des filles) c'est "au naturel", si vous voyez ce que je veux dire...

_ La possession de porno non censuré est un très grave délit. (de drogue aussi remarque, un gars de ma résidence s'est fait renvoyer chez lui pour possession de shit)

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, y'a encore plein de choses à dire...


Festival de l'université

14:24, 2/12/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Du 23 au 26 novembre, c'était le festival de l'université. C'est l'occasion pour tous les clubs et cercles (différent !!) de montrer ce qu'ils savent faire, et de faire la fête pendant deux jours banalisés et un week-end !!

Je ne suis allé voir que la soirée du 22, une sorte de fête pré-festival, avec plusieurs potes de la résidence Shugakuin. Verdict : super sympa . Plein de stands pour se prendre des trucs à manger, l'ambiance est chaleureuse, des étudiants déguisés (mais pas faciles à prendre en photo, surtout la nuit), le tout sur le terrain de base-ball de l'université.

Avec une grande scène pour les jeux ou les démonstrations des cheerleaders (comprenez pom-pom girls...), un stand tenu par des résidents de Shugakuin, un grand feu pour marquer la fin de la soirée, c'était vraiment sympa.

Ci dessous, Christophe, Jérôme et Kaori qui participent à un jeu tout en japonais que seule Kaori comprenait, un super diaboloiste (quand ils se mettent à quelque chose les Japonais, ils s'y mettent bien), le stand d'étudiants de Shugakuin où l'on peut reconnaître deux gars que je ne connais pas, Joe, Min, et Benjamin (pseudo : Marcel), et enfin le grand feu de fin de soirée.





Kendô

13:49, 2/12/2006 .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
Ca y est, j'ai commencé le sport, depuis trois semaines. Comme je voulais absolument faire un art martial (bah oui, autant en profiter...), j'ai eu le choix entre plein d'arts martiaux différents. Finalement, j'ai choisi le kendô. Alors pour ceux qui ne connaissent pas le kendô, c'est un sport de combat avec un sabre en bambou, qu'on appelle un shinai. Enfin, le shinai c'est pour le sport, au départ le kendô est l'art martial des samourais, donc avec un vrai katana.

L'habit est différent de ce qu'on a l'habiture de voir au judo ou au karate par exemple : il est composé d'un gi pour le haut (une veste un peu comme un kimono, qui s'attache (pas de ceinture de couleur pour indiquer son niveau au kendô), et d'un hakama pour le bas. Le hakama est une sorte de pantalon très large avec beaucoup de plis, qui ressemble un peu à une longue jupe parce qu'on voit pas qu'il y a deux jambes .

Il y a aussi une armure (bah oui, se faire taper dessus super fort avec un sabre, même en bambou, ça fait super mal), qui couvre le ventre (do), les mains et poignets (kote), et la tête (men). L'armure s'acquiert après un certain temps. Il faut déjà avoir maîtrisé les mouvements de base, il faut en être digne, d'une certaine manière. Inutile de vous dire qu'avec deux semaines de pratique (une semaine a été annulée au cause du festival de l'école, faut que j'écrive un truc à ce sujet d'ailleurs), je suis encore loin de l'avoir. Le temps requis pour pouvoir mériter de porter l'armure dépend de la personne, ça peut aller d'un mois (assez rare) à six mois, voire plus évidemment.

Pour les photos de moi en tenue, ça sera pour plus tard.

La pose du kendôka (pratiquant du kendô) est très droite. Le but n'est pas d'essayer de se faire le plus agile possible, c'est plus d'impressionner son adversaire. Et puis finalement, quand on regarde les bons faire, on se dit qu'on a assez d'agilité en se tenant très droit . Pour impressionner, rien de tel qu'un bon kiai (cri). Ca fait partie de notre entraînement, on doit pouvoir manier le shinai et faire un kiai comme il faut. Il faut montrer, même avant le combat, qu'on est le plus fort.

Il y a plusieurs endroits où frapper, qui correspondent aux parties de l'armure : l'avant-bras, le ventre, et surtout la tête.

La manière de se déplacer est aussi étonnante : le pied droit est toujours devant le pied gauche, qui est toujours avec le talon relevé. Les deux pieds restent écartés d'une largeur d'épaules et sont parallèles. Les pas se font en glissant sur le sol, pas en levant les pieds. Au départ, ça brûle pas mal...

La pose neutre, le kamae, est déjà pas simple à maîtriser. On doit être droit, les bras dans la bonne position, le shinai pris comme il faut dans les mains, les pieds bien positionnés, et le shinai pointant ni trop haut ni trop bas. Et j'aime autant vous dire qu'ils sont pointilleux sur ce genre de choses. Un des membres les plus balaises du club, Ikemura, corrige la position même si le shinai n'est que deux centimètres trop haut, et on refait sans cesse les bases, comme le déplacement (suriashi) ou les coups de sabre (suburi). C'est quelque chose que l'on a moins en France, cette recherche du mouvement parfait, qui, s'il ne l'est pas, ne permet pas de bâtir solidement dessus. Même les membres les plus balaises (plusieurs dans), refont quotidiennement les mouvements de base, après plusieurs années d'entraînement. Impressionnant.

Je vais aux entraînements quasiment tous les jours (le mardi, cours de japonais...), avec deux potes français, Jérôme et Benjamin. Jérôme a déjà pas mal d'expérience dans les arts martiaux, notamment le karate et le iai-dô (art martial qui consiste a pratiquer des katas (enchaînements) avec un iai-to (un joli katana )), c'est pas simple de garder la cadence.

Mais ça déchire pas mal , tout le monde dans le cercle est super sympa, et aide dans la mesure du possible. Depuis hier, on a le droit de participer plus activement aux entraînements, c'est-à-dire que l'on a accès à d'autres exercices. Ils sont super sympas avec nous, normalement il faut plusieurs mois d'entraînement pour pouvoir y accéder. Ou alors on est super balaises... Nan je déconne. Comme tout bon hardcore gamer que je suis, ça me fait pas mal penser aux jeux de rôle : si tu t'entraînes, tu gagnes de l'expérience, de la force, de l'agilité, de la précision, et quand tu gagnes des niveaux tu débloques une armure ou une nouvelle caractéristique !!


Filles japonaises

15:37, 18/11/2006 .. 6 commentaire(s) .. Lien Permanent
Bon, je n'en ai pas encore parlé, mais évidemment, c'est un aspect important pour tout étudiant en échange ici .
Evidemment, il faut aimer le style japonais, mais si vous aimez, il y a ici beaucoup de potentiel .
Beaucoup de filles super mignonnes. Et beaucoup de sexys... En particulier, se balader au centre-ville en début-milieu de soirée fait très mal aux yeux... Beaucoup portent (ce qui ne passerait pas en France) des shorts ou mini-jupes hyper courts, avec des bottes ou des chaussettes hautes... C'est trop fort parce qu'en ce moment, il fait assez froid, mais les jambes restent aussi découvertes. Elles portent bonnets, gants, écharpes, manteaux, et shorts hyper-courts. J'adore .
Seb, tu pourras voir par toi-même. Les autres, bah... tant pis

Pour des photos... ça va être dur... ça se fait pas super de prendre des photos comme ça. Mais je tenterai, vous me connaissez :p.


Toits

15:37, 18/11/2006 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Un des trucs que je préfère ici : les toits. C'est peut-être idiot, mais j'adore vraiment le style traditionnel. Voilà un petit mix de jolis toits, pris un peu partout (vous en reconnaîtrez sans doute des posts précédents) :





Pour finir, ma photo préférée, j'ai eu trop de chance de la prendre :



D'autres seront à venir, au fil des visites.



Festivals : Jidai Matsuri et Hi no Matsuri

15:05, 18/11/2006 .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
22 octobre. Aujourd'hui, c'est jour de festival, plus précisément le Jidai Matsuri (matsuri = festival) et le Hi no Matsuri (hi = feu). Le premier se tient pendant la journée, vers midi, le deuxième la nuit. L'attraction principale du Jidai Matsuri est un défilé qui part du palais impérial pour rejoindre le temple Heian, où les personnes défilantes sont toutes habillées en costumes de différentes époques. Une commentatrice explique les différentes époques qui passent, et les costumes principaux, qui relatent souvent des faits ou personnages connus, comme des shôguns (bon elle parlait en japonais, donc j'ai pas compris un mot, mais apparemment, c'est ça qu'elle disait).

Sans plus attendre, quelques photos :







Le soir venu, à Karasuma, loin au nord de Kyoto, se déroulait le festival du feu. Partout, des feux allumés, avec des bois parfumés, dégageant un odeur ennivrante comme de l'encens. Plein de personnes portant des torches et répétant une phrase que je n'ai pas pu comprendre. Les enfants aussi participaient à cet évènement, en costume traditionnel. C'était trop mignon :)

C'est ce genre de torche qui était promené. C'a l'air assez lourd...


C'est vraiment le festival du feu : des feux de toutes les tailles un peu partout dans le village.


Voilà quelques photos de costumes traditionnels et de torches portées. Le costume des hommes sur la droite est quelque peu bizarre, avec des manches, mais juste un tissu autour de la poitrine et un string... Et la canette de bière ne fait pas super traditionnel



Petit problème : le seul moyen de venir à ce village de Karasuma (à part le vélo, mais ça prenait trop de temps), et le train. Mais voilà, il y avait beaucoup beaucoup beaucoup (et encore, c'est un euphémisme) de monde, donc il a fallu prendre son mal en patience à la gare en attendant le train... Le même genre de file que pour monter dans le Space Mountain, sauf que là c'est pour prendre le train pour rentrer vers minuit... Fun :-)





Nijô-jô

13:46, 18/11/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Salut, désolé du retard considérable pris sur ce blog ... Aujourd'hui, je vous donne une mise à jour conséquente 

Pour ce post, mon programme du 21 octobre : la visite du château de Nijô, soit le Nijô-jô. Ce château, situé près du centre-ville, fut construit en 1603, en tant que résidence officielle de Tokugawa Ieyasu. Il possède une caractéristique que vous connaissez peut-être : le sol rossignol, ou "nightingale floor". C'est un parquet conçu pour que lorsque quelqu'un marche dessus, il émette un son perçant, comme un cri d'oiseau. Ce système a d'abord été conçu comme un système de surveillance : les intrus seraient immédiatement détectés. Aujourd'hui, ce sol rossignol fonctionne toujours aussi bien, et lorsque l'on visite l'intérieur du château, le bruit causé par tous les visiteurs ressemble au cri de mille oiseaux, c'est incroyable à entendre.Le château est divisé en deux éléments principaux : le palace Ninomaru, et le palace Honmaru.


Une fois le portail passé (de son nom Higashiotemon), on arrive dans le palace Ninomaru (le seul visitable), divisé en cinq bâtiments. A l'époque, l'accès aux différents bâtiments dépendant du grade : plus on avait un haut grade, plus on pouvait accéder aux bâtiments intérieurs. Malheureusement, comme tous les temples, châteaux ou autres endroits importants du Japon, il est interdit de prendre des photos. Voici néanmoins quelques photos de l'extérieur : dans l'ordre la Higashiotemon (la porte d'entrée, pour ceux qui suivent ), une porte intérieure qui mène aux bâtiments du Ninomaru,  une pancarte explicant le fonctionnement du sol rossignol, une autre des portes menant au palace, les toits au dessus d'une des entrées du Ninomaru, et l'ouvrage sous ces toits, que je pense être en métal.




Je n'ai donc malheureusement pas de photos de l'intérieur, mais il est magnifique. Il est immense (à visiter sans chaussures, évidemment), réparti en plusieurs "chambres", avec dans chacune les portes ou murs peints, avec comme couleur majeure l'or. On peut trouver des tigres, des oiseaux, des bambous, des arbres peints sur fond d'or, c'est vraiment splendide. J'ai acheté un petit guide dans lequel on peut voir ces peintures.

Ensuite, visite obligée par les jardins, ceux situés au nord du palace sur le plan. (Remarquez la petite cascade, très joli jardin...)



On continue ensuite la visite en traversant les douves intérieures, pour retrouver le Honmaru. On peut écouter l'histoire du Honmaru, qui apparemment a été assez troublée : complètement détruit par les flammes, puis reconstruit au XIXe siècle... Par contre, il n'est pas visitable, sauf en de rares occasions.



Ensuite, encore des jardins, en particulier un : sur le côté est, il y a une alcôve dans laquelle on peut passer (moyennant quelques centaines de yens), qui donne accès à une "tea house", avec vue sur un jardin magnifique (le Seiryu-en). L'ambiance y est très calme, avec juste le bruit de l'eau qui s'écoule, c'est un endroit parfait pour se reposer et profiter du beau temps en dégustant un thé typiquement japonais ainsi qu'une pâtisserie étonnante (pour nous européens) : un coeur de pâte de haricot rouge, entouré d'une pâte au thé, le tout sucré. Goût spécial. pas mauvais, mais spécial, très sucré. Le thé aussi est étonnant, ça n'est pas un thé normal, mais un thé très mousseux, comme un cappucino pour le café. Le tout servi par de ravissante demoiselles en kimono, dans un décor somptueux... Autant vous dire que j'y suis resté un moment

Première photo, une composition avec des pierres. Chaque pierre a sa signification. Ensuite, le jardin de la "tea house", vu de l'entrée, puis de la "tea house". En dessous, la pâtisserie et le thé mentionnés plus haut.




Joli, nan? Vraiment un plaisir de se poser là et de regarder les nuages passer.


Baseball !!!

20:57, 23/10/2006 .. 3 commentaire(s) .. Lien Permanent
Aujourd'hui, jeudi 19 octobre, je suis invité à un match de baseball inter-labo. En fait, chaque année, les différents labos universitaires s'affrontent dans un tournoi de base-ball, et notre labo disputait aujourd'hui les demi-finales.
J'y vais avec entrain, je me dis que c'est super populaire ici, ils doivent être pas mauvais, surtout pour arriver en demi-finale, ça va être fun à regarder... Jusqu'à ce qu'on m'informe que je fais partie de l'équipe.... Argh.... L'autre Français du labo, Jean-Baptiste, a été aussi surpris que moi, lui aussi devant jouer...

Tout bien préparé (jean trop long qui empêche toute souplesse, chaussures en cuir pour courir vite, en forme physique moyenne) j'enchaîne donc les tours de batte et de défense. Verdict : je suis pas fait pour frapper. Heureusement, on n'a effectué que cinq rounds, le terrain étant réservé après. Ouf.

On a perdu

Voici l'équipe :
et l'équipe adverse :

Ensuite Miyamoto à la batte :

pour finalement que ce soit mon tour (photos prises par Yosuke, mon meilleur pote japonais ici) (pardonnez la pose peu professionelle... c'était ma première fois à la batte...)



Cours

20:46, 23/10/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Yo! Bon un petit mot pour vous parler des cours (bah oui je suis là pour bosser au départ...).
En ce moment j'ai trois cours obligatoires par semaine, les trois en japonais. Le premier, le lundi, est un cours d'interaction visuelle. Le prof parle à une vitesse hallucinante. Même les élèves japonais disent qu'ils doivent pas mal se concentrer pour suivre. Inutile de vous dire qu'il m'est inutile d'essayer.
Le deuxième cours, le mardi, est un cours de traitement de la voix. De loin mon cours préféré. Le prof, bien que faisant son cours en japonais, le fait de telle manière que tout est compréhensible. C'est un cours entièrement multimédia, utilisant sons, images, vidéos (même des vidéos IRM pour montrer en coupe la bouche lors de la prononciation de certains sons...), et les rapports à faire sont hyper intéressants. C'est LE cours que j'attends à chaque fois.
Le troisième cours, le vendredi matin (tôt en plus...) est un cours de vision par ordinateur. Le prof est un prof que je vois souvent parce qu'il fait partie de mon labo. Son cours est entre les deux précédents : intéressants, mais pas super simples à comprendre, et il essaie de rendre son cours intéressant mais il n'est pas très vivant.

Et puis vient le cours de japonais. Ici c'est soit une heure et demie par semaine (ce que j'ai pris), soit neuf heures par semaine... J'apprends tout seul à côté pour pallier à ce problème. En plus le cours va pas vite, mais alors pas du tout.
Ensuite, j'ai donné mes coordonnées aux clubs et cercles de culture ou sport que je voudrais voir, mais pas encore de réponse.

Pour vous récompenser d'avoir lu jusque là, une image de l'horloge de Kyoto University la nuit


La rivière aux canards

20:37, 23/10/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Un article pour vous présenter un de mes endroits favoris à Kyoto : le bord de la Kamogawa, soit par traduction littérale, la rivière aux canards, la rivière principale de Kyoto. Sur ses bords, il fait souvent bon, et c'est un endroit idéal pour travailler ou se reposer, de par son calme et sa sérénité. Cette rivière est très peu profonde, quelques centimètres, on peut y patauger les jours de grande chaleur (qui arrivent encore en cette fin octobre, si si).
De temps en temps, la rivière est pavée de rochers affleurants. Les enfants (et donc moi aussi par la même occasion ) aiment bien sauter de l'un à l'autre, pour passer d'un côté à l'autre.
On peut y voir pas mal d'oiseaux, des grues, hérons, canards, rapaces, cygnes... Vraiment un excellent endroit pour passer un moment calme et tranquille.





Yasaka-jinja & Chion-in

20:21, 23/10/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Bon, après un bon moment sans nouvelles, voici un autre endroit de Kyoto à visiter : Yasaka-jinja et Chion-in.

Dimanche 8 octobre
Avant de commencer, encore une fois une explication : Yasaka-jinja est le temple-gardien de Gion, un des quartiers de Kyoto. Les bâtiments datent de 1654. Le torii en granit au côté sud a été érigé en 1666 et mesure 9,5m, ce qui en fait un des plus hauts du Japon. Il contient de nombreux trésors comme des animaux mythologiques en bois sculptés par Unkei, un sculpteur très connu à l'époque.
Chion-in a été construit en 1234 par le moine Genchi. C'est encore aujourd'hui le QG de l'école jôdo, fondé par Hônen, et ça reste un endroit où beaucoup d'activités religieuses prennent place.

Voici les premières photos pour Yasaka-jinja :
d'abord l'entrée, un grand portail rouge, typique des temples japonais, avec des lions en pierre pour le garder.


Ensuite, la place principale de Yasaka-jinja, avec les bâtiments principaux, et cette pierre avec un motif qui apparemment est super répandu, je le vois partout : ces trois espèces de cercle avec une queue, comme un motif de rotation. Je demanderai pour savoir ce qu'il représente, mais je crois que c'est un symbole du ciel.



Ensuite, je suis allé à Chion-in, qui est juste à côté de Yasaka-jinja. Ce temple possède un portail gigantesque, super impressionnant. J'ai eu de la chance ce jour-là, car le temple était ouvert pour un évènement. J'ai pris des photos, en me rendant compte après qu'il est interdit de photographier l'intérieur des temples... je les ai gardées quand même... C'était étonnant, des dizaines de personnes assises sur le tatami (ah oui, point intéressant, dans les temples, châteaux, tout ça, on enlève ses chaussures pour entrer) tapant toutes sur des espèces d'instruments à percussion en rythme. Je ne comprends pas trop le principe du rituel mais ça donne une atmosphère intriguante : ce rythme lancinant, le temple immense donc l'intérieur est rempli d'objets en or, avec une odeur d'encens puissante... C'est vraiment un autre monde, et on est subjugués par chacun de nos sens.

Voici la porte gigantesque, vous pouvez voir la taille des gens en dessous :



Et l'intérieur du temple, les photos "volées" (je n'en prendrai plus de l'intérieur de temples ou châteaux)


Et pour finir, une photo marrante, d'un panneau qu'on ne verra pas en France :



Me joindre

12:14, 11/10/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Voilà, si jamais vous avez besoin de m'envoyer une lettre ou quoi, mon adresse à Kyoto est :

Kyoto University Shugakuin International House #G 136
1 Ichoda-cho, Yamabana, Sakyo-ku, Kyoto
606-8007 Japan

Et ça y est j'ai mon téléphone portable (keitai denwa ou keitai pour faire genre ici) :
080-6143-2954, sans oublier l'indicatif, 0081 (enlever alors le premier zéro du numéro)


Kinkaku-ji

22:05, 9/10/2006 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Samedi 7 octobre.
Aujourd'hui je vais visiter l'un des endroits de Kyoto que je voulais absolument voir : le Kinkaku-ji ou "Pavillon d'Or". Contrairement au Ginkaku-ji (ne pas confondre les deux), dont le recouvrement de feuilles d'argent n'a pas pu être mené, le Kinkaku-ji est entièrement revêtu de feuilles d'or. J'aurais aimé y aller un jour de grand soleil pour le voir briller, mais malheureusement aujourd'hui il fait couvert. Il pleut même par intermittences, comme il peut être possible de voir sur les photos. Mais j'y retournerai. J'y suis même allé en compagnie d'une charmante jeune Japonaise.
Comme d'habitude, un peu d'histoire et d'explications. Le bâtiment principal a été érigé en 1397 comme villa pour le shôgun Ashikaga Yoshimitsu (ça va, entre ça et le Ginkaku-ji, ils s'en faisaient pas les shôguns...). Son fils, suivant les volontés de son père, l'a converti en temple. En 1950 un jeune moine obsédé par ce temple l'a détruit par le feu. Sa reconstruction s'est achevée en 1955, en suivant à la lettre le design original, en étendant les feuilles d'or un étage en dessous.
Ce pavillon à trois niveaux est recouvert de feuilles d'or et arbore un phoenix de bronze au sommet de son toit. Le reflet du temple sur le lac alentour (Kyô-ko) le rend très photogénique, particulièrement en automne, quand les érables environnants sont rouge vif (il faut absolument que je voie ça !!!).

Sans plus attendre, voici quelques photos de ce temple surprenant :




C'est pas trop trop beau ??? C'est vraiment magnifique, encore plus en vrai, croyez-moi.
Le lac et la nature autour ne sont pas en reste, c'est d'ailleurs le lac qui rend le temple encore plus intéressant :




En fait il n'y a pas grand chose de plus pour ce temple, il n'a pas de jardins, il se suffit à lui-même. Il reviendra sûrement, comme d'autres endroits, avec des érables rouges, de la neige, des cerisiers en fleurs (pas tout en même temps...) et surtout du soleil.


Ginkaku-ji

17:17, 7/10/2006 .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
Mercredi 4 octobre. Le temps est capricieux aujourd'hui. J'aurais aimé qu'il fasse soleil pour que je puisse aller voir un des temps les plus célèbres de Kyoto qui vous sera révélé dans un prochain billet, Kinkaku-ji, mais je me rabats sur le Ginkaku-ji (ne pas confondre les deux), qui veut dire "Pavillon d'Argent". Ce nom vient du fait qu'au départ, ce temple devait être recouvert de feuilles d'argent. Malheureusement, ce projet n'a jamais pu être effectué. Ce temple a été construit par le shôgun Ashikaga Yoshimasa en 1482, pour servir de villa, puis de lieu de refuge lors de la guerre civile de l'époque.

Pour aller à ce temple, on traverse une allée longée de haies, puis on passe par une porte typiquement japonaise.



Ensuite, suivez le plan :

Le Ginkaku-ji est le temple que l'on remarque bien en bas vers le milieu.

En entrant, on peut voir des jardins à la japonaise (ça tombe bien), ainsi qu'un étrange tas de sable :


Et enfin, on aperçoit le Ginkaku-ji :


Avec autour, un étang et des jardins magnifiques :



Et comme dans apparemment beaucoup de temples au Japon, il est possible de prendre un peu de hauteur pour mieux admirer l'environnement du temple :



Allez, d'autres photos pour vous donner envie :)




Joli, nan?


Chambre définitive

10:36, 5/10/2006 .. 6 commentaire(s) .. Lien Permanent
Ca y est, j'ai intégré ma chambre définitive, dans la résidence internationale Shugakuin. Elle est sympa, plus grande que celle de Grenoble (car il n'y a pas de douche) et est à la mode japonaise dans le sens que les chaussures restent à l'entrée, et on ne peut monter sur le parquet que pieds nus ou en chaussettes.



Malheureusement le lit est légèrement trop court pour pouvoir s'y installer confortablement mais il fallait s'y attendre...

Cours en japonais

10:32, 5/10/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Aujourd'hui, mardi 3 octobre, j'ai eu mon premier cours. J'aurais du l'avoir hier mais il a été annulé. Un cours sur le traitement du son. Et bien croyez-le ou non, j'ai tout compris. Enfin tout ce qui était le plus important . La raison en est que je connaissais déjà 80% de ce qui a été dit, que dans la présentation qui nous a été faite on trouvait quelques mots en anglais et que le cours était très bien fait : vidéos, échantillons sonores, excellent.
Même les devoirs sont plus fun que d'habitude : on doit expérimenter un principe vu en cours selon lequel si on a une phrase prononcée par quelqu'un enregistrée, que l'on rajoute des blancs pour avoir 100ms parole-100ms silence-100ms parole-100ms silence... etc, la phrase est difficile à retrouver, tandis que si l'on remplit ces silences par du bruit, le cerveau parvient à mieux interpoler les blancs et à reconstruire la phrase. Et bien notre devoir consiste à reproduire ce phénomène en s'enregistrant et à écrire un rapport là-dessus.

PS : je vous conseille de relire l'article sur Fushimi Inari Taisha, j'ai rajouté pas mal de choses

Fushimi Inari Taisha

10:02, 3/10/2006 .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
Samedi 30 septembre
Aujourd'hui, je décide d'aller visiter un endroit que j'ai voulu aller visiter dès que je l'ai vu en photo ou dans le film "Mémoires d'une Geisha". Il s'agit de Fushimi Inari Taisha. Ce site a la particularité de posséder non seulement un temple, mais aussi un long chemin enclavé de torii, ces portes rouges à la japonaise, comme vous en verrez des photos plus loin.
Coup de pot, je peux laisser mes bagages à Kyodai Kaikan (là où je vais passer les deux prochaines nuits), car sinon il aurait fallu attendre de 10h (check-out à Shiran Kaikan) à 15h (check-in à Kyodai Kaikan) et pas vraiment envie...

Je prends donc le train, ligne Keihan (voir billet précédent pour avoir une image du train) qui ressembre à un métro, direction arrêt Fushimi Inari. Pas loin de la gare se dresse le torii d'entrée avec la pierre dans laquelle on peut lire (ou pas) gravé : Fushimi Inari Taisha.



Je suis sur la bonne voie. En continuant un peu, j'arrive sur la place principale du site, avec le temple principal :


Joli, non?
Ah, un truc à connaître si vous voulez venir au Japon : ces vasques d'eau avec des instruments comme des louches. C'est pour se purifier les mains et des fois la bouche avec l'eau avant d'entrer dans un lieu sacré. Ne pas oublier.



Ensuite, en marchant un peu plus, on tombe sur le début du chemin. En fait, Fushimi Inari Taisha est en forêt, et sur le flanc d'une montagne donc en pente raide au bout d'un moment. Voilà à quoi ressemble l'entrée du chemin :



Et à quoi ressemble "l'intérieur" :



C'est vraiment étonnant de se retrouver là-dedans... On est à la fois à l'intérieur et à l'extérieur, et le rouge-orangé des torii complète le vert de la forêt alentour.



Sur le chemin, on trouve des autels commémoratifs, quand il y a (enfin) du plat dans la montée, il y a souvent tout un groupe d'autels :



D'en haut, on peut avoir une vue splendide sur Kyoto



Et comme dans chaque lieu religieux à Kyoto, il est possible d'acquérir ce qu'ils appellent un shuinchou, ou "tampon rouge", qui permet d'avoir une jolie preuve de son passage :



Et pour finir, un peu d'histoire et d'explication.Cet étrange lieu de culte fut construit en hommage aux dieux du riz et du sake au VIIIe siècle par la famille Hata. Le rôle de l'agriculture déclinant, les divinités étaient sollicitées pour refaire partir la prospérité.
De nos jours, ce lieu est un des plus célèbres lieux religieux de Kyoto, et est le plus connu des quelques 40000 temples Inari disséminés dans tout le pays. Ce lieu de culte est un complexe de cinq principaux groupes d'autels, répartis sur les pentes du mont Inari (d'où la forte pente). Le chemin est long de 4km et est surmonté de centaines de torii. Il y a aussi, comme vous avez pu le remarquer sur les photos, des dizaines de renards de pierre. Le renard est considéré comme le messager d'Inari, le dieu des céréales, et les renards de pierre sont souvent appelés Inari. La clé que l'on peut quelquefois voir dans la gueule d'un des renards est la clé de la grange à riz.

Les Japonais voient le renard comme une entité sacré, voire mystérieuse, capable de posséder les humains. Un des étudiants avec qui je suis au labo m'a même expliqué que les Japonais, au vu de ces renards, ont même une appréhension à s'en approcher.

Comme dans les mangas

09:18, 3/10/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent
Ce qu'il y a de fort pour un français qui vient au Japon, c'est qu'il y a partout des choses qui lui rappellent ce qu'il a vu dans les mangas (ce qui est normal après tout, vu que les mangas sont censés représenter des scènes quotidiennes au Japon mais bon) :


 
Genre ces pylônes électriques pris au hasard et le train que j'ai pris samedi pour me mener à un endroit célèbre qui fera l'objet de mon prochain billet, ou encore les uniformes de collégiens/lycéens, c'est exactement ce qu'on voit dans les mangas. Fort, nan?


Restaurant

09:10, 3/10/2006 .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
Vendredi 29 septembre
Le restaurant auquel j'ai été convié était du plus pur style japonais. Trop bien. Je m'explique : les chaussures restent à l'entrée, on est assis par terre sur des tatamis devant des tables basses. Les plats sont petits mais nombreux et chacun se sert de tout quand il veut.



Chacun a une petite assiette comme celles qu'on voit sur les photos, et les serviettes blanches roulées et humides qu'on peut voir servent à se laver les mains avant de manger.

L'ambiance est super sympa, tout le monde rigole beaucoup (je comprends rien à ce qui se dit mais bon...) et je discute en anglais voire en japonais quans je peux. Voici les personnes avec qui j'étais (je ne me souviens plus de la plupart des noms, on me les a dit trop vite, je peux vous dire que les deux femmes sont les deux secrétaires avec qui j'ai échangé des mails : Yoshie Takahara et Yuco Unigame, que le mec à côté de Yoshie s'appelle Miyamoto, et que celui tout à droite est Mukasa)




Kyoto University (Kyôto Daigaku)

08:37, 3/10/2006 .. 2 commentaire(s) .. Lien Permanent
Vendredi 29 septembre.
Nous voici arrivés à Kyoto University avec Takahara-san. Heureusement, j'ai pu déposer mes bagages à Shiran Kaikan, ma résidence pour la nuit, parce que je me voyais mal me balader avec 30 kilos sur le dos et une énorme valise. Bon. Première remarque en entrant : tiens, je comprends d'où vient l'emblème de l'école. En effet, regardez ces deux images :



Ca déchire pas? C'est pas trop beau? Et c'est pas exactement comme ce qu'on voit dans les mangas?


Mon bureau est un peu plus loin dans le campus, et mon école est juste à côté de mon bureau. Faudrait que je me renseigne pour connaître le nombre d'étudiants sur le campus.
Anyway, c'est ici que je rencontre mon tuteur. Je rencontre aussi dans mon labo les étudiants-chercheurs et chercheurs avec qui je vais travailler. Tout le monde est super sympa, on discute pas mal (principalement en anglais). On m'informe aussi qu'un autre français va venir le 6 octobre.
Vers 18h, alors que le sommeil se faisait gravement sentir (Exercice : calculez la longueur de ma journée, sachant qu'il y a 7h de décalage avec la France ), tout le monde m'invite au restaurant. La suite au prochain épisode.

Premier jour, découverte

19:41, 2/10/2006 .. 5 commentaire(s) .. Lien Permanent
Vendredi 29 septembre
Une fois arrivé à l'aéroport, il faut trouver le train qui mène d'Osaka, où se trouve l'aéroport (sur une île artificielle), à Kyoto, là où je vais vivre. Finalement, avec les indications données par la secrétaire de mon tuteur, je trouve la gare.



Là commencent les difficultés. Tout est évidemment écrit en kanjis... je ne comprends donc rien. Je regarde les distributeurs automatiques de billets... Pas mieux. Il me faut bien dix minutes et un renseignement pour trouver le bon guichet. Une fois au guichet, ça marche pas mieux... Je pose une question en japonais, le gars me répond... je comprends bien sûr rien. Je lui demande "Do you speak english?", il me répond "This is english"... Erf...L'anglo-japonais j'ai pas encore étudié  Bon finalement j'ai mon billet, je monte dans le train Haruka, destination Kyoto Station. Ce train là, ça ressemble à un TER. Chose étonnante pour nous français : les contrôleurs, une fois l'inspection du wagon terminé, saluent avant de passer à la voiture suivante... Et si quelqu'un dort, ils reviennent plus tard... Wow.

J'arrive donc à Kyoto Station, bâtiment à l'architecture remarquable, où je rencontre enfin Takahara-san, secrétaire de mon tuteur. On prend ensemble le bus vers Kyoto University.


Arrivée au Japon

14:10, 2/10/2006 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Jeudi 28 septembre
Ca y est, le grand jour est arrivé, me voilà à bord du Boeing 777-300ER à destination de Kansai International Airport. Pas de bol, mes bagages font 40 kg pour 25 grand max... Le kilo supplémentaire étant à 40€, on a eu vite fait de virer pas mal de bagages. L'avion part avec un peu de retard, sans incidence sur l'heure d'arrivée. 11h30 d'avion, ça fait mal quand même en fait. En plus la vidéo sur écran personnel n'a pas marché immédiatement... Enfin bon finalement j'aperçois avec les premières lueurs du jour ma destination : l'archipel nippon.


Merci à tous !!!!!!!!!

19:20, 24/09/2006 .. 5 commentaire(s) .. Lien Permanent
Salut à tout le monde, voici la version 'fantôme' de mon blog. Il y aura les mêmes billets, plus quelques ajouts et vous pouvez vous déchaîner sur les commentaires.

By the way, merci à tous pour hier soir, la soirée était géniale, ça m'a fait super plaisir. Vous allez tous me manquer là-bas, je compte sur vous, donc, pour commenter ce blog à fond, amusez-vous .

Départ jeudi, 13h45.


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